#Présidentielles Interview de Nicolas Dupont- Aignan

Dans le cadre de notre série d'articles sur les présidentielles, nous vous proposons une interview envoyé par un élève (Victor Topenot) du candidat de droite souverainiste Nicolas Dupont Aignan.

Nicolas Dupont est député-maire de Yerres dans l'Essonne depuis 1995.
Il a déjà été candidat en 2012 où il a réalisé un score de 1,79%
Il est le fondateur du parti Debout la France , généralement classé entre le Front National et Les Républicains.

 Il est crédité dans un sondage paru le 11 Avril de 3.5% d'intentions de vote (le plaçant derrière Hamon mais devant les autres "petits" candidats)

Source de la photo : page Wikipédia de Nicolas Dupont-Aignan

Samedi 8 avril, le candidat « Debout la France ! », Nicolas Dupont-Aignan, maire de Yerres depuis 1995 élu avec plus de 80% des voix, est passé par la capitale des Gaules, afin de tenir une réunion publique. Ce candidat, souvent classé comme « petit candidat » reste assez méconnu par les français. C’est pourquoi nous nous sommes rendus sur place afin d’obtenir plus d’informations sur ses convictions et sa personnalité. Nous avons pu obtenir quelques minutes d’entretien avec le candidat et d’autres journalistes avant son discours :

On entend aujourd’hui parler de vote utile, mais qu’est-ce que le vote utile et êtes-vous le vote utile ?

« Moi ce que je vois très clairement, c’est que les français ont compris que le vote utile était profondément inutile pour eux et que le vote utile c’est le vote utile pour les politiciens qui se maintiennent coûte que coûte au pouvoir et qui veulent s’approprier le pays. Le vrai vote utile c’est la liberté de conscience, c’est le vote pour son pays, le vote sans prendre en compte les sondages. Donc moi j’ai tout à fait confiance et je sais que la moitié des français n’ont pas du tout décidé, même plus de la moitié. N’enfermez pas les français dans les sondages ! »

Qu’est ce qui fait que les gens vont voter pour vous à 15 jours de l’élection ?

« Tout simplement qu’ils ne peuvent pas voter pour les autres. Je crois que si l’on veut bien gouverner, il faut un beau projet et j’ai ce projet, je suis entouré de gens honnêtes et je suis convaincu que les français attendent autre chose, je suis convaincu aussi que les français vont comprendre que Macron, c’est creux et on voit bien d’ailleurs que petit à petit, de nouvelles personnalités émergent et je suis très confiant, sincèrement, sinon je ne serai pas là ! J’ai un projet pour vraiment régler les problèmes. Il faut bousculer le jeu politique et c’est l’objet de ma campagne. Ce sont les candidats hors primaires qui vont bousculer le jeu politique. Je veux remplacer le vieux système par un projet sérieux, qui gagne. Les français remplaceront le vieux système avec quelqu’un de confiance, avec quelqu’un de sérieux ».

Vous êtes crédité de 3.5% d’intentions de vote au premier tour tandis que d’autres candidats comme Jean-Luc Mélenchon montent et s’approchent de la barre des 20%, vous y croyez ?

« Pourquoi vous croyez des faux sondages, qui sont fondés sur un peuple qui n’a pas tranché, qui n’a pas décidé ? C’est dans les 48 heures que l’opinion va se cristalliser pour une raison très simple c’est que d’un côté vous avez ceux qui ont gouverné depuis 20 ans et qui vous font le coup du vote utile alors qu’ils ont été inutiles et dangereux pour le pays, et de l’autre, on a des excès. Vous verrez que le peuple français va se réapproprier le vote et en tous cas moi je ne me bats pas pour arracher un vote ici ou là mais pour que les abstentionnistes reprennent le chemin des urnes. Si vous allez à la pêche le jour du scrutin, ça veut dire que vous allez laisser les mêmes qui ne veulent pas débattre ».

Pensez-vous que les français aient besoin d’autres débats télévisés afin qu'ils puissent avoir un choix définitif ? Comment prenez-vous le fait que l’on vous classe dans les « petits candidats » ?

« Un deuxième voire un troisième débat serait nécessaire. Y a-t-il des petits et des grands journalistes ? Y-a-t-il des petits et des grands français ? On répend dans le cerveau des français tous les jours qu’il y aurait deux catégories de candidats. Ils sont grands comment ? Par leur bilan catastrophique ? Par leurs affaires pitoyables ? Ils sont grands par leur mépris et leur arrogance, grands de leur suffisance et grands de leur volonté de maintenir la société française sous leur emprise. Je demande aux petits de se révolter et de faire jouer leur conscience ».

Votre réaction sur la situation actuelle en Syrie ?

« Je suis inquiet de la manipulation qu’est en train de se produire. Mr Trump bombarde la Syrie, le président Hollande et Mme Merkel applaudissent, la classe politique française dans son ensemble se couche alors que personne ne sait la réalité de l’attaque chimique. Si c’est Bachar Al-Assad, oui il faut des sanctions impitoyables mais des sanctions organisées par l’ONU. Si ce n’est pas Bachar Al-Assad, on sera dans le même cas que la Syrie et la Lybie c’est-à-dire la destruction d’un pays sans avoir de solutions de remplacement et regardez qui a applaudit la frappe de Mr Trump à part Mr. Hollande et mes concurrents ? et bien Daech, les frères Musulmans, Erdogan, et Al Quaida : beau palmarès. Alors je mets en garde les français contre cette frénésie dangereuse. Moi, président de la République jamais je n’entrainerai la France dans cette surenchère guerrière, malsaine et qui a coûté tellement chère à la France et au Moyen-Orient dans le passé ».

Que peut faire la France face à cette situation ?

« La France doit demander une enquête précise internationale et nous avons suffisamment de services secrets pour savoir ce qu’il s’est passé exactement parce que tout dépend de qui a attaqué chimiquement. Ensuite, après le résultat de cette enquête, la France doit prôner une intervention politique et militaire mais pour attaquer ceux qui sont vraiment coupables de cette attaque chimique. Mais aujourd’hui, personne ne peut dire si c’est le régime syrien, ou si ce sont les rebelles ou les islamistes, personne ne le sait. Je trouve ahurissant cet emballement général sans avoir de certitudes et je trouve surprenant que les personnalités politiques françaises partent en avant sans réfléchir. Sur cette affaire, réfléchissons avant d’agir parce qu’on a semé le chaos en Irak et heureusement qu’il y avait Jacques Chirac et Dominique de Villepin et moi je me situe dans cette ligne politique, je suis gaulliste, indépendant, je ne veux pas entraîner la France dans ce chaos syrien. Les ennemis de la France sont Daech et j’aimerais d’abord qu’on élimine Daech et qu’ensuite on se pose la question de la Syrie ».


Nicolas Dupont-Aignan a ensuite pris place face aux 800 personnes présentes selon les organisateurs afin de dérouler les mesures principales de son projet présidentiel. Parmi celles-ci, il souhaite revenir à un effectif de 50 000 militaires, sortir de l’Otan pour avoir une France libre, réserver 75% des marchés publics aux entreprises françaises, supprimer le RSI, rendre les 60 milliards d’euros aux français qui vont à Bruxelles chaque année, baisser l’impôt sur le revenu, défiscaliser les heures supplémentaires, augmenter de 100€ par mois les pensions de 6 millions de retraités, augmenter de 9 à 15 heures par semaine les cours de français en primaire, prendre en compte le vote blanc…un programme très complet qui s’adresse à tous les français dans le but de convaincre une grande  partie de l'électorat.

Nicolas Dupont-Aignan, c’est aussi…les animaux ! en effet, le maire de Yerres a été récompensé du prix « 30 millions d’amis » pour son action envers les animaux de compagnie. Il a également été élu député de l’année pour son rapport parlementaire dénonçant les paradis fiscaux.

Article envoyé par Victor Topenot.
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